Une renaissance à travers le bénévolat
Je m’appelle Marie Orlette D’audrey WILLIAMS. Je suis maman, autrice, ancienne membre du personnel navigant (cabin crew), entrepreneure et fondatrice de Mamodwillbusiness Group.
Mon histoire avec le bénévolat au Canada commence en 2024, année de mon arrivée sur ce territoire, dans un contexte profondément bouleversant. Je portais en moi une douleur indescriptible : celle d’avoir perdu ma fille, âgée de seulement six ans, dans des circonstances qui, encore aujourd’hui, demeurent incompréhensibles. Cette épreuve a laissé en moi un mélange de tristesse, de colère, de vide et de questionnements.
Habituée à parcourir le monde, je connaissais déjà le Canada à travers de courts séjours, notamment à Ottawa, au Québec et à Montréal. Mais m’y installer réellement en 2024 était une toute autre réalité. Je suis venue avec un seul objectif : me reconstruire, me retrouver, et tenter d’apaiser cette tempête intérieure.
Les débuts ont été difficiles. Très difficiles. Mais au cœur de cette fragilité, une décision a marqué un tournant : celle de m’engager dans le bénévolat.
Certes, n’étant pas novice dans le domaine du bénévolat, j’avais déjà eu l’occasion de m’impliquer dans plusieurs initiatives à travers le monde. Mais au Canada, cette expérience a pris une dimension encore plus profonde et significative.
Ce choix a changé ma vie sur le territoire.
C’est notamment à travers mon implication à l’ACFA que j’ai commencé à me reconstruire. Le bénévolat a été bien plus qu’une activité : il a été un refuge, une respiration, une main tendue vers les autres. Il m’a permis de sortir de mon isolement, de rencontrer des personnes bienveillantes, d’échanger, de dialoguer, et surtout de créer des liens sincères et durables.
Dans un environnement majoritairement anglophone, cet engagement m’a aussi permis de retrouver ma langue maternelle, le français, que je maîtrise pleinement. À travers ces espaces, j’ai retrouvé une partie de moi-même, une identité, un sentiment d’appartenance… comme un retour à la maison.
Mais mon engagement ne s’est pas arrêté là.
Depuis mon arrivée en 2024 en ALBERTA précisément à Calgary, j’ai été bénévole dans plusieurs structures, dans différentes associations, et même en ligne. J’ai notamment donné des cours de français gratuitement en tant que bénévole. Cette expérience a été profondément enrichissante. Elle m’a permis de transmettre, de partager, mais aussi d’apprendre des autres.
Le bénévolat m’a appris une chose essentielle : sortir de sa zone de confort. Aller vers les autres. Oser. S’ouvrir.
Étant une personne naturellement très ouverte d’esprit, cela m’a permis de faire des rencontres extraordinaires. Des rencontres humaines, authentiques, mais aussi professionnelles.
Aujourd’hui, je peux affirmer que certaines opportunités importantes de ma vie sur le territoire sont nées grâce au bénévolat. J’y ai rencontré des personnes formidables : certains de mes employés, certains de mes partenaires, et même des opportunités de contrats que je suis en train de développer aujourd’hui, notamment à travers mes engagements à l’ACFA et autres organismes sociaux.
Le bénévolat favorise les échanges. Il crée des connexions. Il attire des opportunités. Il génère des réciprocités.
C’est un véritable pont entre les individus.
Grâce au bénévolat, il devient plus facile d’accéder aux autres, d’aller vers des personnes que l’on n’aurait peut-être jamais rencontrées autrement. C’est un espace où l’on peut se rapprocher, poser des questions, présenter un projet, chercher un emploi, s’informer, apprendre, évoluer.
Le bénévolat ouvre des portes. Et parfois, il ouvre celles qu’on n’osait même pas imaginer.
Sur le plan personnel, son impact est tout aussi puissant. Récemment, j’ai célébré mon anniversaire entouré exclusivement de personnes rencontrées grâce au bénévolat. Ce moment, rempli de joie, de chaleur et d’émotion, est la preuve concrète de ce que cet engagement peut apporter.
Sans le bénévolat, je n’aurais peut-être pas vécu cela.
Au-delà de mes rôles d’entrepreneure, de mère ou de femme de responsabilités, le bénévolat m’a permis de redevenir simplement moi-même. Il m’a redonné une place, une voix, une présence.
Bien sûr, cette expérience n’est pas toujours simple. Elle demande de l’adaptation. Nous venons d’horizons différents, avec des cultures variées, des sensibilités diverses. Il faut apprendre à faire des compromis, à comprendre l’autre, à accepter les différences. Mais c’est justement cette richesse humaine qui rend le bénévolat aussi puissant.
Aujourd’hui, je peux le dire avec conviction : le bénévolat est une richesse inestimable.
On ne donne jamais sans recevoir. Mais ce que l’on reçoit est souvent bien plus grand que ce que l’on imagine : des relations, du soutien, des opportunités, et une transformation personnelle profonde.
Peu importe mon statut, mon parcours ou mes responsabilités, je continuerai toujours à faire du bénévolat.
Et j’encourage chaque personne, surtout celles qui arrivent dans un nouveau pays, à franchir ce pas.
Car le bénévolat rapproche, élève, connecte… et transforme des vies.
Pour moi, depuis mon arrivée en 2024, il est bien plus qu’un engagement :
Il est le début d’une renaissance positive.
Marie Orlette D’audrey.